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Fantastique !

 Il s'agit ici de critiquer la dégradation du français, mais aussi de compenser par l'exemple, alors que son évolution naturelle se voit compromise par les médias, et aggravée par le suivisme et l'incompétence des soi-disant élites, même dans leurs fausses tentatives de sauvegarde. On peut ajouter ses propres récoltes à la fin de chaque article. Ou sur le trombinoscope américain.    Instagram_icon.giffacebook.png
 

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Pensée unique ou en liberté ?

Pensée unique ou en liberté.

Depuis 2018, le site antilinkynord.fr  collecte un maximum d'informations, mais surtout décrit ma façon de traiter ce sujet, concrètement dans ma vie. Selon EDF, je suis le seul Français dont la facture d'électricité se présente comme ceci.  Pas besoin de Linky pour surveiller ma consommation donc.

chimpanzedupresent affiche ma dissidence sur tous les sujets, là encore bien concrète. Il s'agit simplement d'appliquer l'adage : la liberté ne s'use que quand on ne s'en sert pas. Comme le thème linguistique a pris des proportions respectables, j'ai créé ce présent site Le dernier des Mots Tiquants qui lui est dédié.

Et comme mes combats sont parfois qualifiés « d'arrière garde », j'ai pensé au roman Le Dernier des Mohicans. Fenimore Cooper y salue la fin d'un monde. Finis, Morts, Coupés ! Je salue la fin des mots.  Avec des jeux de mots, comme seuls les humains peuvent en faire...

Évoquant les pseudos ennemis du capitalisme. Tomjo cite Lénine : "   ...une organisation d’État méthodique qui ordonne des dizaines de millions d’hommes à l’observation la plus rigoureuse d’une norme unique dans la production et la répartition des produits " Comment ne pas voir que la langue est le produit par excellence, vecteur indétectable de l'anesthésie générale ?

Quand l'État s'attaque sournoisement à la langue en tant que système, par exemple sous prétexte de simplification de l'orthographe, il encombre en fait les mémoires et brouille les mécanismes de sa réplication, ce partage vivant de la langue communicante ; enlisant davantage l'École dans le marécage où se perdent les apprentissages. Et il y a vraiment de quoi s'inquiéter à la lecture des instructions et analyses du site Eduscol où se mêlent l'ancien et le nouveau.

S'insurger concrètement 

Il s'agit aussi ici de s'insurger contre le Naufrage du français dénonccé notamment par Lionel Meney.  Plutôt que de "singer" le français momifié diffusé via la télévision et la radio par les badauds interrogés à longueur de JT, et par ceux qui, souvent en totale inconscience, voudraient nous faire vivre sans vie, assistés, machinisés, "likés", au nom du "progrès",  celui de l'industrie depuis deux siècles. Mais le pire n'est-il pas ce spectacle audio-visuel déprimant et divertissant qui rend les esprits perméables à la publicité ?

S'insurger comment ?

Il est presque impossible de faire prendre conscience des absurdes automatismes (cool, timing, booster, etc.) qui grouillent à l'oral notamment. Je constate qu'il est malaisé de dénoncer ce sous-langage malfaisant. Car c'est cette tentative qui  est perçue comme une violence malaisante.  Alors que la violence incessante du lavage de notre cerveau par les médias audio-visuels passe totalement inaperçue !

S'insurger seul donc, à défaut de rencontrer d'autres dissidents (dire-cidents ?) en parlant délibérément français au lieu de mimer bêtement le sous-français imposé. Ça demande de l'audace, du courage de dire, l'air de rien, , courriel, défi, ... et de la compétence.

Essayer d'oublier pour les remplacer par du français mail, email, Sms, cool, covid, professeure, impacter, tchalindge, et autres absurdités... Vaste programme !

Observer l'indifférence ou la réprobation (Oh c'est malaisant...) de nos interlocuteurs finit par devenir amusant. On constatera que notre dissidence passe le plus souvent inaperçue, car, naturellement, comme nous ne voyons que ce à quoi nous nous attendons, de même nous corrigeons, nous gommons inconsciemment les erreurs des autres (nos allocutaires). Comme quand on saute des fautes en se relisant. Ainsi quand je dis courriel, mes interlocuteurs continuent benoîtement avec mail, mèl ou e-mail...

C'est tout le système langue qui se déforme dans la mémoire collective. Alors n'essayons pas trop d'imposer notre direcidence car le risque est grand de blesser et de prendre un coup de griffe ! Cela fait de nous des du présent. C'est que nous sommes la langue. Voilà pourquoi quand la maladie, la vieillesse nous l'enlève, on dit :"Elle perd la tête. il n'est plus là, elle est partie, ce n'est plus lui..."

Nous vérifions ainsi qu'il est extrêmement difficile d'apprendre, c'est-à-dire d'abandonner, de mourir à un ancien savoir pour en acquérir un nouveau. La force de l'habitude c'est cela. C'est vrai pour la tenue des couverts, la technique du piano, la peinture, la linguistique, etc. L'incarcération dans la propagande, c'est cela : une prison sans barreaux visibles.

Il faut donc subir le sabir qu'est devenu le français et oser s'exprimer en décalage avec le pauvre conformisme ambiant. On s'aperçoit ainsi en libérant ainsi notre langue que notre parole impertinente dérange certes, mais aussi laisse des traces pertinentes et devient même contagieuse.

Et comme le futur, baptisé progrès par des linguistes atterrants est déjà en action depuis deux siècles, je suis donc vu comme un pauvre du présent qui tique constamment sous l'ignoble mousson urticante de tics et de tocs verbaux et verbeux, anglomorphes ou simplement défrancisés. Car la langue subit et reflète l'artificialisation générale du monde.

Ce général est assidûment dénoncé notamment par Tomjo et Pièces et Main d'Œuvre depuis deux décennies ; un recul du bonheur, confondu avec le confort.  Et avec Eric Sadin, le confort de l'abdication de nous-mêmes, sujets pensants et créatifs, soumis béatement au spectacle désertique mis en scène numérique par l'Imbécillité Artificielle.

facebook.pngDissonance cognitive :

S'il est question de liberté de penser, de choisir, je vois autour de moi des gens qui se pensent libres et maîtres de leurs décisions. Ils se vantent souvent d'être nuls en anglais. Je les crois, mais c'est leur français qui m'inquiète. Ils acceptent cependant de remplacer leur vocabulaire maternel par des mots anglo-américains ou des débris de français. Cet acquiescement automatique est le fruit du totalitarisme mental, anesthésiant et confortable, où nous nous complaisons bien souvent.


Date de création : 24/05/2026 08:24
Catégorie : Le français malmené -
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